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Temps forts paroissiaux Version imprimable Suggérer par mail
  

Célébrer en paroisse Jésus-Christ ressuscité :

  •  l’eucharistie de rentrée, le temps fort du dimanche 9 novembre (ecclésia 38),

  • la célébration de la confirmation du 19 octobre,

  • une journée du pardon le samedi 7 mars…



Nous vous invitons à « faire Eglise », en paroisse, autour de Jésus-Christ et de sa Parole !

Ces grands moments de notre année nourriront tout ce que nous allons construire en proximité, au quotidien, et peuvent nous permettre d’inviter des personnes que nous connaissons et qui sont « sur le seuil », dans l’esprit d’audace des apôtres …

 

 

Retour sur la journée du Pardon, du samedi 7 mars...

         Ce qu’il y a de bien, avec le pardon, c’est que nous sommes tous concernés ! Les enfants, les ados, les adultes… Nous avons tous fait l’expérience de demander pardon à quelqu’un, ou bien de donner notre pardon à quelqu’un… Nous avons aussi tous fait l’expérience que ce n’est pas facile, que cela demande un effort… Quand on parle du pardon, ça nous fait forcément penser à quelqu’un qui nous a fait mal, ou que l’on a blessé… C’est aussi pour ça que c’est si important, le pardon ; il fait partie de notre histoire, de notre vie… Comme Dieu ! Je suis vraiment heureux de vous parler du pardon aujourd’hui. Pour moi, c’est sans doute un des plus beaux mots qui soit. Dans ma vie d’homme, d’abord, parce que comme vous je me dispute, je me fâche, et j’essaie de me réconcilier ; et dans ma vie de prêtre, parce que je suis témoin de la force extraordinaire du pardon dans les rencontres que je peux faire avec les gens qui viennent me voir.
Dans la Bible, le pardon est partout présent : dès l’Ancien Testament, Dieu nous est souvent présenté comme un Dieu qui est plein de miséricorde, « lent à la colère », qui est capable de s’émouvoir, qui prend pitié, renonce au châtiment… Les psaumes, les prophètes invitent les cœurs des hommes à changer en vérité, en profondeur ! Et que dire de la Bonne Nouvelle apportée par Jésus, le Christ… Il nous présente un Dieu-Père qui nous aime, désire notre bonheur et nous appelle à la réconciliation ; et il fait un lien étonnant entre le pardon de Dieu et celui que nous vivons avec nos frères !
Il n’y a rien de plus beau, de plus fort que le pardon : c’est un « je t’aime », c’est un « je crois », c’est un « j’ai confiance ». Un jour, un ami non-croyant me demandait : ‘qu’est-ce qui différencie les chrétiens des autres personnes, dans la vie de tous les jours ?’ Et je me souviens lui avoir répondu : ‘je pense que c’est le vrai désir de pardonner comme Dieu nous pardonne, même si c’est difficile’. Car le pardon est au cœur de notre foi ; le pardon est au cœur de notre joie. Quel immense bonheur, quand on se réconcilie avec quelqu’un, quand on fait le premier pas, quand on se retrouve par amour ! C’est comme un nouveau départ, un souffle, un élan qui nous fait avancer. Et c’est aussi un témoignage pour le monde, et une joie dans le cœur de Dieu… 
Le pardon nous conduit sur des chemins mystérieux, toujours nouveaux : car il nous appelle à nous poser des questions essentielles pour grandir dans notre vie, dans notre foi : est-ce que je m’aime moi-même ? Est-ce que j’aime mon frère ? Est-ce que j’aime le Seigneur ? Est-ce que j’accepte de me laisser aimer par les autres, par le Christ, tel que je suis ? Vous voyez, tout est question d’amour, tout est centré sur l’amour ! Pardonner, être pardonné ; aimer, être aimé : tout est lié !
Tout au long de cet après-midi, nous allons être invités, dans différents ateliers, à refaire l’expérience de ce fameux pardon, qui éclaire et réchauffe nos existences ; ce sera peut-être l’occasion d’aller voir quelqu’un avec qui les relations ne sont pas simples, tout simplement pour se parler, s’accueillir, et repartir sur de nouvelles bases. Mon grand-père disait : « garde toi de trop connaître ton ennemi, tu finirais par l’aimer ! » Nous pourrons aussi prier en silence, écrire une lettre à Dieu, réfléchir sur le pardon en couple, en famille, entre jeunes… Nous pourrons aussi rencontrer un prêtre pour vivre le sacrement de réconciliation.
Depuis que je suis prêtre, ce sacrement est sans doute un des essentiels de mon ministère ; d’abord parce que je le vis moi-même, et que demander le pardon de Dieu me remplit de joie à chaque fois ! Mais aussi parce que je suis témoin de la foi, de la confiance, de l’amour qui habitent le cœur des personnes qui viennent me voir pour se réconcilier avec le Seigneur. C’est complètement fou, ce sacrement ! Ce n’est que du bonheur ! Ce qui compte, ce n’est pas d’abord mon péché, ma faute, ma misère, ce que je « confesse ». Ce qui compte, en premier, c’est que Dieu m’aime, à fond, sans calcul ! Alors, dans le sacrement de réconciliation, je luis dis : « je sais que tu m’aimes, et moi aussi je t’aime » ! Bien sûr, je dis aussi au Seigneur que j’ai besoin de son Esprit, de sa force, pour changer mon cœur, et je lui donne des exemples concrets, dans ma vie, de choses que je voudrais améliorer. Je lui exprime mon désir de tout faire pour grandir sous son regard.  Et enfin, j’entends le prêtre me dire cette phrase incroyable : « je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ; Chers amis, je vous invite aujourd’hui à découvrir ou à redécouvrir la merveille de ce sacrement de réconciliation ! N’ayez pas peur, osez la confiance par amour ! Souvenez-vous aussi qu’un prêtre ne s’use que si on ne s’en sert pas ! Que cette journée soit belle et forte pour chacun d’entre nous. Que l’Esprit-Saint nous guide sur les chemins de crête qui mènent au pardon. Au cœur de ce carême, accueillons la vraie joie des enfants de Dieu qui se savent infiniment aimés du Père ; et entendons le cri de St Paul qui nous dit : « au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! »

Belle journée à tous !
                                                                              Alain-Noël GENTIL